Il est courant, dès qu’on évoque l’existence et l’influence dans le domaine économique et politique de certains « clubs » et sociétés de pensée, que leurs initiés avoués ou restés dans l’ombre réagissent en levant les bras au ciel, voire s’indignent ou haussent les épaules. Ceux d’entre nous qui en parlent seraient des obsédés, qui voient des conspirations partout.
Or jamais nous ne parlons de conspirations. Ceux dont nous citons les noms existent bien et nous rapportons leurs propos, avec dates et lieux. Ils ont pignon sur rue. Nous le précisons. Ils tiennent des assemblées et, pour des raisons d’organisation, mettent à jour leurs listes, dont le public n’aurait pas à connaître.
Or nous vivons une époque dans laquelle peu de secrets résistent aux chercheurs, qui ne sont pas en quête de scandales ou de titres à la une, mais de saisir et d’analyser non la surface mais le dessous des événements, et de le porter à la connaissance du public. Notre souci, en ces temps de désinformation, est de fournir des clefs à qui ne veut pas être dupe de la manipulation des faits.
Si la mondialisation est un effet irrésistible des progrès de la technologie moderne, le mondialisme, nous ne cessons de le répéter, c’est la prise en main politique de ce qui ne devrait être que le bénéfice pour les populations de ces progrès. Pour leur imposer un Nouvel Ordre. Et cette prise en main vient des Clubs et sociétés mises en cause ici.
Vous trouverez donc dans ces pages web divers détails sur la Société fabienne et ses enfants de Londres et de New York, puis leur extension discrète, de 1927 à 1977, dans une trentaine de capitales du monde ; les secrets du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale, qui respectivement en 1954 et 1973 ont été les enfants d’une coterie du Royal Institute of International Affairs (RIIA) et du Council on Foreign Relations (CFR). Avec évidence de leur rôle dans la coulisse mondiale.
Une fois encore notre seul objectif est d’informer, en laissant à chacun le droit d’en penser ce qu’il veut, et d’utiliser ou non nos analyses et conclusions. Un ancien ministre nommé Raymond Barre, un jour étonné de la remarque d’un journaliste qui lui demandait soudain le pourquoi de son appartenance à la Trilatérale, avait répondu qu’après tout cette organisation « n’était qu’un sorte de Diner’s Club » ! C’était il y a une vingtaine d’années. Aucun media n’en parlait encore. Des amis (Pierre de Villemarest, Antony Sutton,…) si ! En avertissant du poids de ce groupe élitiste dans les événements en cours, et de ses hommes et de ses filiales qui en pleine guerre froide négociaient secrètement avec l’adversaire, voire commerçaient avec lui. Nous prévenions dès 1986 que cet « arrangement » avec l’URSS prenait corps ; dès 1987 que l’Allemagne de l’Est allait basculer hors du giron soviétique ; dès 1988 que l’URSS allait éclater etc. Nulle prescience, mais déductions à l’examen des pas, démarches, négociations secrètement menées par des personnages qui, quel hasard !, appartenaient au CFR, à Bilderberg, au RIIA, à la Trilatérale.