Le Tsunami
Le raz-de-marée était prévisible… et prévu
Jamais depuis trente ans nous n'avons participé à la récupération des bons sentiments en surfant sur l'émotivité provoquée par les catastrophes. Nous ne commencerons donc pas avec le drame effroyable du Tsunami, mais il est cependant de notre devoir de relever une information importante très peu connue.
Le fait que le professeur de réputation mondiale, Kerry Sieh*, de l'Institut de technologie de Californie, a dès juillet 2004 averti par 5.000 tracts et brochures diffusés des mesures à prendre en cas de ras-de-marée. Quinze jours avant le tsunami, il indiquait (sans pouvoir évidemment en préciser la date) que se manifestaient des symptômes d'un tremblement de terre qui aboutirait à une submersion sans précédent dans la région de Sumatra, où il avait installé des hommes et matériels d'observation. Deux semaines avant le drame, il tint aussi une conférence sur ce sujet à San Francisco. Aucun gouvernement, aucun média n'a jugé utile de prévenir les populations.
Les gouvernements occidentaux prêtent l'oreille aux dires de certains scientifiques lorsqu'ils confortent leurs préjugés, mais ils les ignorent lorsque cela gêne ou risque de gêner par exemple le tourisme, sinon les vacances de leurs ministres.
C'est un premier point.
Le mythe de l'unité arabo-musulmane
Deuxième constatation : depuis qu'a surgi le terrorisme international, la presse sous contrôle nous casse les oreilles avec le mythe de l'unité du monde arabo-musulman. Nasser et Kadhafi ont proclamé qu'il existait "une nation arabe", en tout cas l'unité de vue et de principes des musulmans face à l'Occident. À force, ce mythe s'est ancré dans nos mentalités. Mais en réalité les analystes les plus sérieux savent qu'à peine 5% des musulmans dans le monde participent ou aident le terrorisme dont Ben Laden se veut le prophète. C'est suffisant pour entretenir la peur et pour que divers gouvernements se posent en protecteurs de nos populations et de nos prétendues "valeurs".
Or le mythe de la nécessité d'un axe Washington-Moscou-Pékin face à celui que serait l'unité et la solidarité des musulmans dressés contre l'Occident vient de s'effondrer sous la vague du Tsunami. La "solidarité sans précédent" manifestée par le monde occidental a été immédiate et spontanée, tandis que se tenait cois les gouvernements arabo-musulmans pendant des jours et des jours. Il suffit de voir qui a immédiatement offert quoi et combien dans les cinq jours qui suivaient le séisme. Mis à part la Chine, qui a offert 60 millions de dollars, les quatorze premiers donateurs jusqu'au 3 janvier ont été :
le Japon, 500 millions ; les États-Unis, 350 millions ; la Norvège, 180 millions ; l'Australie, 764 millions ; l'Allemagne, 660 millions ; la France, 103 millions ; la Grande-Bretagne, 96 millions ; l'Italie, 93 millions ; le Danemark, 75 millions ; la Suède, 74 millions ; le Canada, 67 millions ; la Corée du Sud, 50 millions ; Taïwan, 50 millions ; les Pays-Bas, 32 millions.
Puis venait la Commission européenne, 31 millions, la Suisse, 24 millions ; le Portugal, 14 millions ; l'Irlande, 13 millions ; la Belgique, 13 millions.
Entre le 31 décembre et le 3 janvier, les États-Unis ont promis 350 millions après qu'on leur ait fait remarquer que leur premier geste de 40 millions équivalait à la somme prévue pour les festivités d'inauguration du second mandat du président Bush…
Soit près de 4 milliards par les nations occidentales.
À ce moment seulement, le 6 janvier, l'Arabie séoudite est sortie de sa torpeur et a promis 30 millions, puis les Émirats Arabes Unis, 20 millions, et finalement le Quatar, 25 millions.
Au total : 75 millions de dollars sont venus du monde arabo-musulman.
S'il s'agissait d'États arabes sous-développés, passe encore, mais il s'agit d'États producteurs de pétrole et de gaz, dont les potentats sont les plus riches du monde, alors que les pays ravagés par le Tsunami, à commencer par l'Indonésie, sont musulmans à plus de 80%. Telle est donc l'échelle de l'unité et de la solidarité prêtées au monde musulman et à ceux qui les dirigent.
La Chine a offert autant que les pétroliers arabes, certes avec l'arrière-pensée de ménager ainsi ses entrées sur le marché du sud-est asiatique. Les États-Unis également, qui espèrent s'acquérir les bonnes grâces des États musulmans de cette régions. La Russie, quant à elle, ne s'est pas manifestée.
Et, nonobstant, l'Arabie saoudite, continue de financer dans nos pays l'édification de mosquées où viennent prêcher des agitateurs qui, sous couvert de leur lecture très spéciale du Coran, travaillent pour Ben Laden et ses émules. Leurs poseurs de bombes et spécialistes en attentats ciblés tuent plus d'Irakiens que d'Américains en Irak, et ces Américains paient pour la survie de manipulateurs qui vivent somptueusement à Manhattan, ou au Maroc, ou dans les îles réservées aux plus grandes fortunes.
On n'attendra pas des medias qui, de la droite à l'extrême-gauche, sont contrôlés par ces grandes fortunes, qu'on y trouve une stigmatisation de la supercherie à son apogée depuis les attentats contre les tours de Manhattan. Mais il ne faut pas non plus que l'élan de générosité des populations du monde occidental cache la réalité. Il procède du sens de l'humain qui, instinctivement, sans rapport avec une idéologie, guide notre civilisation après un séisme.
En face ou dans la coulisse, 5% des terroristes actifs ou compagnons de route ne pensent qu'à tuer et à détruire, sous l'œil goguenard des seigneurs du pétrole et celui des nostalgiques de l'Empire soviéto-communiste qui, des années 1920 à aujourd'hui, ont financé, formé, téléguidé le terrorisme, dont les islamistes ne font que reprendre les techniques. Pour semer la mort et le désordres, y compris parmi les muslmans.
*Le site du professeur Kerry Sieh :